Lundi 1 septembre 2008
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/2008
14:05
Argumentation du réseau "sortir du nucléaire " :
http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer& sousmenu=themas&soussousmenu= eoliennes&page=index
Eoliennes : vent de polémiques
Les articles et reportages fleurissent ces temps-ci sur la question
des éoliennes, accusées de tous les maux. Etudions quelques-uns des
"arguments" avancés par les anti-éoliens… qui sont la plupart du temps
des pronucléaires mal déguisés.
Halte à la "tyrannie du CO2"
Selon les pronucléaires, le seul critère valable pour évaluer une
énergie serait les émissions de CO2. Cela favorise le nucléaire, qui
en émet relativement peu (c'est d'ailleurs de moins en moins vrai car
les opérations d'extraction de l'uranium émettent des quantités
grandissantes de CO2). Mais il n'y a aucune raison de se plier à ce
diktat : une énergie doit être évaluée sur un ensemble de critères :
risques de catastrophe, rejets dans l'environnement, production de
déchets (radioactifs ou autres), créations d'emplois,
décentralisation, démocratie. Ce qui est certain, c'est que l'éolien
est une énergie propre et renouvelable, et que le nucléaire est une
énergie sale et non renouvelable.
Quand le vent arrête le nucléaire et le charbon…
Alors que les éoliennes ne produisent pas de CO2, elles sont accusées
d'en dégager… indirectement : l'intermittence de la production
éolienne entraînerait la mise en service de centrales thermiques (gaz,
charbon) pour ajuster la production. La réalité est exactement inverse
: quand il y a du vent, on peut stopper des centrales polluantes,
thermiques ou nucléaires. A condition bien sûr qu'il y ait assez
d'éoliennes (voir plus loin les données sur la production éolienne,
indûment accusée d'être négligeable).
Intermittence et prévisions
Il est rarissime que le vent soit absent partout : si des parcs
éoliens sont judicieusement répartis sur le territoire d'un pays, il y
a toujours des éoliennes qui fonctionnent. Par ailleurs, les
prévisions météo concernant les vents sont très précises, il est donc
facile de prévoir la production éolienne… et les besoins de production
des autres filières.
Couplage des éoliennes avec les autres énergies renouvelables
La production éolienne est certes intermittente, mais elle peut
parfaitement être couplée à d'autres productions renouvelables
(hydroélectricité en particulier). Il est donc parfaitement faux de
prétendre que les éoliennes impliquent l'utilisation de centrales
thermiques. D'ailleurs, à terme, il ne restera que les énergies
renouvelables…
Canicule, vent, centrales nucléaires, et panneaux solaires
Les pronucléaires rappellent que, pendant la canicule 2003, il y a eu
fort peu de vent et que beaucoup d'éoliennes sont restées à l'arrêt.
Certes, mais il a aussi fallu arrêter de nombreux réacteurs
nucléaires, devenus impossibles à refroidir. Par contre, il est
certain que l'énergie solaire ferait merveille pendant une canicule… à
condition d'investir dans cette énergie, bien sûr. Les énergies
renouvelables sont propres et complémentaires.
C'est le nucléaire qui est couplé à des centrales thermiques
Nous l'avons vu, il est injustement reproché aux éoliennes d'être
responsables de certaines émissions de CO2, et dans le même temps le
nucléaire est montré en exemple. En réalité, c'est le nucléaire, du
fait du manque de souplesse de sa production, qui doit être couplé en
continu à des centrales thermiques qui couvrent les pointes de
consommation. C'est donc bien le nucléaire qui est responsable
d'importantes émissions de CO2.
Il est possible de stocker l'énergie éolienne
Non, rassurez-vous, il ne s'agit pas de faire des "réserves de vent" !
Le problème de l'intermittence de la production est en voie d'être
réglé grâce à des systèmes de stockage de l'énergie (bien lire de
l'énergie et non de l'électricité) – par exemple la compression de
l'air ou le stockage d'eau en hauteur – qui permettent de produire
ensuite de l'électricité lorsque le vent manque. Seuls ceux qui ne
croient pas au Progrès – en particulier ceux qui soutiennent le
nucléaire, énergie archaïque – sont sceptiques sur la mise en œuvre de
ces techniques "anti-intermittence".
La production éolienne est désormais massive
Au niveau mondial, ce sont désormais 100 000 MW éoliens qui sont
installés, soit l'équivalent de 100 réacteurs nucléaires. En
considérant qu'une éolienne fonctionne en moyenne 30% du temps, cela
fait l'équivalent de la production d'une trentaine de réacteurs
nucléaires. Ces chiffres sont en augmentation exponentielle : l'éolien
est en passe de devenir une énergie de masse. (A noter : un réacteur
nucléaire est tout de même arrêté environ 20% du temps, et beaucoup
plus en cas d'incident).
Il ne s'agit pas de "remplacer les centrales nucléaires par des éoliennes"
Pour tenter de décrédibiliser les énergies renouvelables, les
pronucléaires calculent le nombre d'éoliennes qu'il faudrait pour
remplacer les réacteurs nucléaires. C'est absurde : la première chose
à faire est de réduire la consommation d'énergie et d'éliminer les
immenses gaspillages… dont EDF est d'ailleurs en grande partie
responsable : pour "justifier" le nucléaire, la surconsommation
d'électricité est un véritable sport national !
Installer des éoliennes "entre les réacteurs nucléaires" est absurde
Développer les énergies renouvelables n'a de sens que si l'objectif
final est de faire disparaître les industries polluantes (nucléaire,
charbon, etc). Or EDF, Areva ou Total investissent actuellement dans
les éoliennes… tout en continuant à développer leurs activités dans le
nucléaire ou les énergies fossiles. Ajouter des éoliennes sans réduire
la consommation d'énergie est un non sens.
L'éolien à quel prix ?
Le Figaro du 11 février 2008 a publié un grand dossier anti-éolien
dans lequel, grâce à des calculs très contestables, il est prétendu
que l'éolien pourrait coûter à la France 3 à 5 milliards d'euros par
an. Or, vrai ou faux, ce chiffre est négligeable : la France a importé
en 2006 pour 49 milliards d'euros de pétrole et gaz. Cette facture
augmente d'ailleurs chaque année. De plus, le démantèlement des
installations nucléaires et la gestion (impossible) des déchets
radioactifs vont coûter des centaines de milliards d'euros. Qui peut
croire que c'est l'énergie éolienne, alors que le vent nous est fourni
gratuitement, qui va nous ruiner ?
Sur votre facture EDF…
Les pronucléaires prétendent que la CSPE (Contribution au Service
Public de l'Électricité), que l'on peut noter sur sa facture EDF, est
due au surcoût des énergies renouvelables et en particulier de
l'éolien. C'est faux : seule une infime fraction de cette taxe est
concernée… malheureusement : en effet, ce serait une bonne chose
qu'EDF investisse beaucoup plus dans les énergies renouvelables…
Il restera toujours du vent…
Les énergies renouvelables ont pour avantage d'êtres propres,
complémentaire, et surtout inépuisables : même s'il souffle de façon
irrégulière, il y aura toujours du vent. On ne peut pas en dire autant
des énergies fossiles et du nucléaire dont le combustible, l'uranium,
sera épuisé dans quelques décennies.
Eoliennes : impact minime sur les oiseaux
Les études européennes (dont l'étude de l'Office national de la chasse
et de la faune sauvage) font état d'une moyenne de 0,4 à 1,3 oiseau
tué par éolienne et par an, un chiffre très faible par rapport aux
dommages causés par la circulation routière, les pylônes électriques,
les lignes à haute tension ou encore les baies vitrées. (Cf dépêche
AFP du 7 décembre 2004)
Le nucléaire défigure les paysages bien plus que les éoliennes
Il y a en France environ 1500 éoliennes (et 30 000 en Allemagne).
C'est fort peu comparé aux 200 000 grands pylônes électriques – et aux
lignes qu'ils portent – qui défigurent la France de part en part.
C'est le nucléaire, du fait de l'extrême centralisation de sa
production, qui est la cause du si grand nombre de pylônes, car il
faut acheminer l'électricité sur des centaines de kilomètres.
Pour les touristes, les éoliennes valorisent la région
Un sondage CSA commandé en par la région Languedoc-Roussillon a montré
que 92% des touristes, interrogés sur 25 sites en pleine période
touristique, considèrent l'utilisation des éoliennes comme "une bonne
chose". Seulement 16% estiment qu'elles "dégradent le paysage dans
lequel elles sont implantées". Mieux : les touristes interrogés dans
des sites où existent des éoliennes ou qui en ont vu sont nettement
plus favorables aux éoliennes que ceux qui n'en ont pas vu.
L'énergie éolienne est contrôlable par les citoyens
Le nucléaire est marqué par l'opacité et la centralisation, les
citoyens en sont maintenus à l'écart par de hautes clôtures, des
vigiles, des gendarmes. Au contraire, l'éolien est décentralisé,
accessible (vous pouvez entrer dans un parc éolien, pas dans une
centrale nucléaire) et facilement contrôlable.
Qui est Christian Gérondeau ?
Auteur de Écologie, la grande arnaque, grand pourfendeur d'éoliennes,
souvent invité à la télévision et cité dans d'innombrables articles,
M. Gérondeau n'est autre que le président de la Fédération française
des automobiles clubs. Il n'est donc pas spécialiste de
l'environnement mais au contraire… de la pollution. Et pourtant, il a
bénéficié d'une incroyable couverture de presse pour dénoncer le
"péril éolien". On comprend que le puissant lobby de l'automobile
veuille détourner l'attention de ses pollutions, bien réelles. Mais il
est curieux que des médias se prêtent à cette opération de
désinformation.
Qu'est-ce que la Fédération environnement durable ?
Sous une dénomination qui laisse croire à une association
environnementaliste, cette organisation n'est autre que le
regroupement des anti-éoliens. Sur le site web associé, on constate
rapidement que, finalement, la "solution" proposée par ces gens est de
continuer à investir dans le nucléaire…
La mobilisation "anti-éolienne" est infime
Les anti-éoliens ont organisé le 6 octobre 2007 une "manifestation
nationale" à Paris. Sur le site de leur "Collectif du 6 octobre", il
est question d' "un millier de manifestants". Au vu des photos, on
peut au mieux en accorder quelques centaines. La mobilisation
anti-éolienne bénéficie donc d'une couverture de presse inversement
proportionnelle à son importance. Elle est infime, surtout comparée
aux manifestations antinucléaires (60 000 personnes le 17 mars 2007).
NB : pour ce qui est des autres "nuisances" supposées de l'éolien (les
pronucléaires vont jusqu'à prétendre que les éoliennes sont
dangereuses pour la santé !), nous vous renvoyons vers l'excellent
document de Planète éolienne: à télécharger ici (format pdf).
--
http://www.sortirdunucleaire.
Eoliennes : vent de polémiques
Les articles et reportages fleurissent ces temps-ci sur la question
des éoliennes, accusées de tous les maux. Etudions quelques-uns des
"arguments" avancés par les anti-éoliens… qui sont la plupart du temps
des pronucléaires mal déguisés.
Halte à la "tyrannie du CO2"
Selon les pronucléaires, le seul critère valable pour évaluer une
énergie serait les émissions de CO2. Cela favorise le nucléaire, qui
en émet relativement peu (c'est d'ailleurs de moins en moins vrai car
les opérations d'extraction de l'uranium émettent des quantités
grandissantes de CO2). Mais il n'y a aucune raison de se plier à ce
diktat : une énergie doit être évaluée sur un ensemble de critères :
risques de catastrophe, rejets dans l'environnement, production de
déchets (radioactifs ou autres), créations d'emplois,
décentralisation, démocratie. Ce qui est certain, c'est que l'éolien
est une énergie propre et renouvelable, et que le nucléaire est une
énergie sale et non renouvelable.
Quand le vent arrête le nucléaire et le charbon…
Alors que les éoliennes ne produisent pas de CO2, elles sont accusées
d'en dégager… indirectement : l'intermittence de la production
éolienne entraînerait la mise en service de centrales thermiques (gaz,
charbon) pour ajuster la production. La réalité est exactement inverse
: quand il y a du vent, on peut stopper des centrales polluantes,
thermiques ou nucléaires. A condition bien sûr qu'il y ait assez
d'éoliennes (voir plus loin les données sur la production éolienne,
indûment accusée d'être négligeable).
Intermittence et prévisions
Il est rarissime que le vent soit absent partout : si des parcs
éoliens sont judicieusement répartis sur le territoire d'un pays, il y
a toujours des éoliennes qui fonctionnent. Par ailleurs, les
prévisions météo concernant les vents sont très précises, il est donc
facile de prévoir la production éolienne… et les besoins de production
des autres filières.
Couplage des éoliennes avec les autres énergies renouvelables
La production éolienne est certes intermittente, mais elle peut
parfaitement être couplée à d'autres productions renouvelables
(hydroélectricité en particulier). Il est donc parfaitement faux de
prétendre que les éoliennes impliquent l'utilisation de centrales
thermiques. D'ailleurs, à terme, il ne restera que les énergies
renouvelables…
Canicule, vent, centrales nucléaires, et panneaux solaires
Les pronucléaires rappellent que, pendant la canicule 2003, il y a eu
fort peu de vent et que beaucoup d'éoliennes sont restées à l'arrêt.
Certes, mais il a aussi fallu arrêter de nombreux réacteurs
nucléaires, devenus impossibles à refroidir. Par contre, il est
certain que l'énergie solaire ferait merveille pendant une canicule… à
condition d'investir dans cette énergie, bien sûr. Les énergies
renouvelables sont propres et complémentaires.
C'est le nucléaire qui est couplé à des centrales thermiques
Nous l'avons vu, il est injustement reproché aux éoliennes d'être
responsables de certaines émissions de CO2, et dans le même temps le
nucléaire est montré en exemple. En réalité, c'est le nucléaire, du
fait du manque de souplesse de sa production, qui doit être couplé en
continu à des centrales thermiques qui couvrent les pointes de
consommation. C'est donc bien le nucléaire qui est responsable
d'importantes émissions de CO2.
Il est possible de stocker l'énergie éolienne
Non, rassurez-vous, il ne s'agit pas de faire des "réserves de vent" !
Le problème de l'intermittence de la production est en voie d'être
réglé grâce à des systèmes de stockage de l'énergie (bien lire de
l'énergie et non de l'électricité) – par exemple la compression de
l'air ou le stockage d'eau en hauteur – qui permettent de produire
ensuite de l'électricité lorsque le vent manque. Seuls ceux qui ne
croient pas au Progrès – en particulier ceux qui soutiennent le
nucléaire, énergie archaïque – sont sceptiques sur la mise en œuvre de
ces techniques "anti-intermittence".
La production éolienne est désormais massive
Au niveau mondial, ce sont désormais 100 000 MW éoliens qui sont
installés, soit l'équivalent de 100 réacteurs nucléaires. En
considérant qu'une éolienne fonctionne en moyenne 30% du temps, cela
fait l'équivalent de la production d'une trentaine de réacteurs
nucléaires. Ces chiffres sont en augmentation exponentielle : l'éolien
est en passe de devenir une énergie de masse. (A noter : un réacteur
nucléaire est tout de même arrêté environ 20% du temps, et beaucoup
plus en cas d'incident).
Il ne s'agit pas de "remplacer les centrales nucléaires par des éoliennes"
Pour tenter de décrédibiliser les énergies renouvelables, les
pronucléaires calculent le nombre d'éoliennes qu'il faudrait pour
remplacer les réacteurs nucléaires. C'est absurde : la première chose
à faire est de réduire la consommation d'énergie et d'éliminer les
immenses gaspillages… dont EDF est d'ailleurs en grande partie
responsable : pour "justifier" le nucléaire, la surconsommation
d'électricité est un véritable sport national !
Installer des éoliennes "entre les réacteurs nucléaires" est absurde
Développer les énergies renouvelables n'a de sens que si l'objectif
final est de faire disparaître les industries polluantes (nucléaire,
charbon, etc). Or EDF, Areva ou Total investissent actuellement dans
les éoliennes… tout en continuant à développer leurs activités dans le
nucléaire ou les énergies fossiles. Ajouter des éoliennes sans réduire
la consommation d'énergie est un non sens.
L'éolien à quel prix ?
Le Figaro du 11 février 2008 a publié un grand dossier anti-éolien
dans lequel, grâce à des calculs très contestables, il est prétendu
que l'éolien pourrait coûter à la France 3 à 5 milliards d'euros par
an. Or, vrai ou faux, ce chiffre est négligeable : la France a importé
en 2006 pour 49 milliards d'euros de pétrole et gaz. Cette facture
augmente d'ailleurs chaque année. De plus, le démantèlement des
installations nucléaires et la gestion (impossible) des déchets
radioactifs vont coûter des centaines de milliards d'euros. Qui peut
croire que c'est l'énergie éolienne, alors que le vent nous est fourni
gratuitement, qui va nous ruiner ?
Sur votre facture EDF…
Les pronucléaires prétendent que la CSPE (Contribution au Service
Public de l'Électricité), que l'on peut noter sur sa facture EDF, est
due au surcoût des énergies renouvelables et en particulier de
l'éolien. C'est faux : seule une infime fraction de cette taxe est
concernée… malheureusement : en effet, ce serait une bonne chose
qu'EDF investisse beaucoup plus dans les énergies renouvelables…
Il restera toujours du vent…
Les énergies renouvelables ont pour avantage d'êtres propres,
complémentaire, et surtout inépuisables : même s'il souffle de façon
irrégulière, il y aura toujours du vent. On ne peut pas en dire autant
des énergies fossiles et du nucléaire dont le combustible, l'uranium,
sera épuisé dans quelques décennies.
Eoliennes : impact minime sur les oiseaux
Les études européennes (dont l'étude de l'Office national de la chasse
et de la faune sauvage) font état d'une moyenne de 0,4 à 1,3 oiseau
tué par éolienne et par an, un chiffre très faible par rapport aux
dommages causés par la circulation routière, les pylônes électriques,
les lignes à haute tension ou encore les baies vitrées. (Cf dépêche
AFP du 7 décembre 2004)
Le nucléaire défigure les paysages bien plus que les éoliennes
Il y a en France environ 1500 éoliennes (et 30 000 en Allemagne).
C'est fort peu comparé aux 200 000 grands pylônes électriques – et aux
lignes qu'ils portent – qui défigurent la France de part en part.
C'est le nucléaire, du fait de l'extrême centralisation de sa
production, qui est la cause du si grand nombre de pylônes, car il
faut acheminer l'électricité sur des centaines de kilomètres.
Pour les touristes, les éoliennes valorisent la région
Un sondage CSA commandé en par la région Languedoc-Roussillon a montré
que 92% des touristes, interrogés sur 25 sites en pleine période
touristique, considèrent l'utilisation des éoliennes comme "une bonne
chose". Seulement 16% estiment qu'elles "dégradent le paysage dans
lequel elles sont implantées". Mieux : les touristes interrogés dans
des sites où existent des éoliennes ou qui en ont vu sont nettement
plus favorables aux éoliennes que ceux qui n'en ont pas vu.
L'énergie éolienne est contrôlable par les citoyens
Le nucléaire est marqué par l'opacité et la centralisation, les
citoyens en sont maintenus à l'écart par de hautes clôtures, des
vigiles, des gendarmes. Au contraire, l'éolien est décentralisé,
accessible (vous pouvez entrer dans un parc éolien, pas dans une
centrale nucléaire) et facilement contrôlable.
Qui est Christian Gérondeau ?
Auteur de Écologie, la grande arnaque, grand pourfendeur d'éoliennes,
souvent invité à la télévision et cité dans d'innombrables articles,
M. Gérondeau n'est autre que le président de la Fédération française
des automobiles clubs. Il n'est donc pas spécialiste de
l'environnement mais au contraire… de la pollution. Et pourtant, il a
bénéficié d'une incroyable couverture de presse pour dénoncer le
"péril éolien". On comprend que le puissant lobby de l'automobile
veuille détourner l'attention de ses pollutions, bien réelles. Mais il
est curieux que des médias se prêtent à cette opération de
désinformation.
Qu'est-ce que la Fédération environnement durable ?
Sous une dénomination qui laisse croire à une association
environnementaliste, cette organisation n'est autre que le
regroupement des anti-éoliens. Sur le site web associé, on constate
rapidement que, finalement, la "solution" proposée par ces gens est de
continuer à investir dans le nucléaire…
La mobilisation "anti-éolienne" est infime
Les anti-éoliens ont organisé le 6 octobre 2007 une "manifestation
nationale" à Paris. Sur le site de leur "Collectif du 6 octobre", il
est question d' "un millier de manifestants". Au vu des photos, on
peut au mieux en accorder quelques centaines. La mobilisation
anti-éolienne bénéficie donc d'une couverture de presse inversement
proportionnelle à son importance. Elle est infime, surtout comparée
aux manifestations antinucléaires (60 000 personnes le 17 mars 2007).
NB : pour ce qui est des autres "nuisances" supposées de l'éolien (les
pronucléaires vont jusqu'à prétendre que les éoliennes sont
dangereuses pour la santé !), nous vous renvoyons vers l'excellent
document de Planète éolienne: à télécharger ici (format pdf).
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